Gaëlle Choisne

Je propose des installations sculpturales au carrefour de la sculpture et de la photographie. Je mets en place des confusions entre sculpture et image.

Les supports photographies s’apparentent à des sculptures.

Je touche les limites de la photographie par des images aveugles, organiques et mouvantes. J’y évoque le déplacement, l’architecture, l’organique, la matière, le déchet comme moyen de (re)construction. Par le biais de l’extraction, de l’extrait, de l’emprunt, du fragment sans référents directs je propose de nouvelles reconstitutions à faire, de moments de micro-Histoire comme un procédé de palliation de la mémoire par l’imaginaire.

L’héritage des musées anthropologiques, des monuments
et des stèles liés aux Histoires coloniales sont des moteurs de recherche pour les paysages que je propose. Grâce à un champ lexical lié à la guerre, au renvoi à des contes et légendes occidentales et d’outre-mer (Haïti), je parle aussi d’un exotisme local. Il s’agit de montrer des traces d’une Histoire muette. Le corps est absent mais suggéré. Le corps du spectateur est, par contre, lui, dans l’engagement, invité à se contraindre soit devant l’obstacle, soit devant le piège. Le rapport de domination, les éléments symboliques de pouvoir y sont évoqués.

Gaëlle Choisne

Références des œuvres photographiées :

-(c) Cliché Frédéric Jaulmens, Montpellier Agglomération, Constellation hétéroclite

Exposition collective Prix Félix Sabatier Musée Fabre de Montpellier, plâtre métal sisal béton caoutchouc et matériaux mixtes,
photographie argentique couleur devant la Cité Soleil Port-au-Prince Haïti 2013-2014, dimensions variables.

​-Vue d’exposition collective « Prochainement Ici », avec David Posth-Kohler, Octave Rimbert-Rivière et Pablo Réol, Espace Georges Verney-Carron, Lyon, 2014. ​

Fontaine est puits, l’or noir, cire, pigments, gros sel, café, pompe d’aquarium, résine acrylique

et polystyrène, dimensions variables (2,20 x 5 m environ).

– Stèles (Port-au-Prince, Haïti), sculptures, série de sérigraphies numérique de photographies argentiques réalisées en Haïti en 2013, béton, gros sel, (vue d’exposition collective, Creux de l’Enfer, Thiers), 74×74 cm, 70,5×74 cm, 2014.

​-​© JCLett, Cric Crac (Ensemble) lors de l’exposition Pop Up à Tour Panorama (Friche Belle de Mai), Marseille, commissariat Marie-Louise Bottella, production Astérides, en Avril-Juillet 2014

– Diorama #4, installation sculpturale et vidéo avec performance sonore d’Anne-Françoise Jacques, Montréal, Mai 2014. Installation vidéo, plans fixes de 00’00’45’ du Parc de la tête d’or, Lyon, projeté sur un support sculptural, 120X90 cm environ, 42’00’, 2013.

Pour en savoir plus : gaellechoisne.com

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