Unieux

Le collège du Bois de la Rive et un petit collège de 19 classes situé à Unieux dans la proche banlieue stéphanoise. À la rentrée 2015, une classe ULIS y a été implantée malgré  les réticences de certains. Après quelques mois, tout le monde s’accorde à dire qu’elle fonctionne sans aucun problème et que les enfants concernés se sont très bien intégrés à notre établissement. Je suis particulièrement concernée puisque tous sans exception viennent en arts plastiques, accompagnés d’une AVS.

Ce collège a pendant longtemps été riche en expériences multiples. Nous étions collège pilote pour ce qui est de l’aide apportée aux élève dyslexiques avec une classe dite « dyslexie » (effectifs réduits, formation des enseignants, dispositifs adaptés) qui permettait une réelle prise en compte de ce qui est un handicap. Nous avions aussi de nombreuses options, et les langues européennes sont très vite venues enrichir notre enseignement. Tous ces atouts ont peu à peu disparu faute de moyens. Par contre nous continuons à obtenir régulièrement des classes à PAC. Je viens d’en terminer une en partenariat avec notre documentaliste et l’une des deux professeurs de technologie, sur le thème du vélo dans laquelle nous avons fait intervenir un artiste photographe et vidéaste pour construire un projet qui s’appuyait sur la bicyclette ensevelie d’Oldenburg et Van Bruggen en partant de l’idée de rupture d’échelle et en mettant en évidence la possible manipulation des images, notamment dans les médias.

Depuis trois-quatre ans, nos chefs d’établissement ont aidé à faire entrer l’art dans le collège par le biais de l’ »Art to take » d’Andrézieux Bouthéon. Le processus s’est enclenché suite à une rencontre avec Aurélie Coupier et c’est au rythme d’une fois tous les six mois environ que les œuvres sont renouvelées et que nous nous rendons dans les locaux/ateliers pour ramener et choisir de nouveaux travaux d’artistes. Il est à regretter que le nombre d’emprunts possibles soit passé de 10 à 5 à cause de problèmes rencontrés par l’ « art to take » d’Andrézieux suite à des dégradations de cadres. Le fait de n’avoir que 5 œuvres oblige à une dispersion qui ôte quelque peu l’idée d’ensemble d’une exposition, d’autant plus que celle ci est installée dans l’espace neuf et assez vaste du self du collège, l’idée étant qu’un maximum de personnes puisse poser un regard sur ce qui est exposé.

Christine Subira, professeur d’arts plastiques